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courrier député

 
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cyrano
Kiné résistant
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MessagePosté le: Mar 23 Fév 2010 - 00:34    Sujet du message: courrier député Répondre en citant

Après les déclarations de Yves Bur concernant le zutoni, j'ai cru bon d'envoyer ce courrier à ma députée

Madame la Députée
L'occurence des régionales qui s'approche semble rendre à quelques uns de vos confrères et consoeurs, d'une sensibilité différente de la vôtre dirais-je, la faculté d'écoute qui leur a manqué, et celle d'éprouver publiquement le remords "d'avoir légiféré trop vite", pour citer je crois Mr Yves Bur.
C'est lui- même qui avait proposé en son temps de diminuer les coûts de fonctionnement du CNOMK (conseil national de l'ordre des masseurs kinésithérapeutes) par la suppression des CDO, de manière à diminuer le montant des cotisations que cette institution se croyait fondée à réclamer sur nos salaires de fonctionnaires. C'était encore le début de la contestation à l'avènement de cet ordre par les professionnels concernés. Elle émanait à l'époque essentiellement des kinés salariés, organisés en un syndicat professionnel, Alizé, dont je fais partie en tant que salarié de la fonction publique hospitalière, et que rejoignent de plus en plus de libéraux écoeurés. Car que nous a apporté cette émanation des corporatismes, survivance d'une époque un peu glauque d'ailleurs, émanation pour laquelle les élections des conseils n'ont suscité chez les professionnels qu'une participation de 15 p.cent de votants ?

-Des appels à cotisation avant même l'aboutissement des procédures d'inscription, cotisations qui, étrangement, vont baissant pour nous autres salariés, d'année en année, jusqu'à s'aligner récemment sur celle demandée aux infirmiers par leur ordre nouveau, en raison de notre réticence à faire allégeance sans doute. Mais des appels toujours assortis de menaces. La première facture émanait pour moi du CNO et s'élevait quand même à 330 euros!

-Des tracasseries juridiques pour les kinés cités à comparaître en Bretagne, dans l'Essonne, à Toulouse, d'abord. L'affaire du procès de Toulouse s'est d'ailleurs soldée pour l'ordre par un fiasco, puisque la juridiction d'instance a dispensé de s'inscrire les cadres kinés inculpés, au motif que leur métier différait d'une réelle pratique des soins. Dans la "charrette" Toulousaine de vingt kinés choisis au hasard pour l'exemple (!)figuraient en effet des cadres. Cette décision des juges a d'ailleurs servi à "Alizé" pour contester la légitimité des conseils,puisqu'en leur sein siègent presque toujours des cadres, sans parler de retraités, alors que l'ordre prétend régir les destinées des professionnels en exercice.

-Une coûteuse campagne de promotion, par laquelle l'accent était mis sur les aspects "bien-être" de notre métier, au détriment de son aspect soin, avec des allusions glissant sans vergogne vers le registre coquin.

-Le projet de supprimer l'appellation "masseur-kinésithérapeute" par le terme "physiothérapeute", plus en adéquation avec les conceptions anglo-saxonnes de notre activité. On peut se demander si à moyen terme le massage ne sortirait pas de nos prérogatives, pour devenir celle des masseurs bien-être et autres esthéticiennes, que l'ordre, quoiqu'il en dise, est bien en peine de poursuivre avec succès pour exercice illégal de la masso-kinésithérapie.

-L'intention affichée de susciter l'émergence de nouveaux métiers, les assistants-physiothérapeutes, formés plus sommairement que nous mais bien sûr payés à proportion, placés sous notre responsabilité pour effectuer des actes de rééducation, dans les établissements de soin privés et publics, mais aussi dans les cabinets libéraux.

Je n'ai exercé que quelques mois en libéral en tant que remplaçant au début de mon activité, en 1979. Mon ignorance des problématiques de ce type d'exercice m'interdit de développer avec sérieux les arguments de mes confrères libéraux opposants. Sachez qu'ils sont de plus en plus nombreux, et qu'ils s'expriment sur le forum du syndicat Alize, dont le blog est facile à trouver sur internet. Sachez aussi que des blogs comme "physioscope.fr" ou celui des "skuds" leur sont plus spécifiquement dévolus.

Les remords du député Yves Bur dont je vous parlais au début de cette lettre s'appliquaient à l'ordre national des infirmiers, l'ONI, dont les difficultés à rallier l'adhésion des IDE compromettent peut-être la survie. Difficultés prévisibles pourtant, d'autant plus que l'effectif conséquent (500 000) de ces professionnels est salarié à plus des 2/3, et que l'ONI, aussi autiste que le nôtre, n'a pas cru bon de tenir compte des appels à modération des parlementaires, qui leur conseillaient une cotisation symbolique. La majorité des salariés fait la sourde oreille, refuse de s'inscrire et de payer les 75 euros réclamés. Chez eux depuis un an, la contestation s'est organisée sous forme associative, avec la naissance du CODI (association contre l'ordre des infirmiers) qui a sur internet un forum éponyme actif, virulent parfois, en tous cas très instructif. La résistance des IDE est pour le moment caractérisée surtout par une inertie trop silencieuse, hormis sur le forum du CODI bien sûr.
Malgré cela, Mr Bur va jusqu'à suggérer que les IDE salariés soient dispensés de l'obligation d'adhérer et de payer pour travailler ! C'est dans cet esprit qu'il se déclare prêt à reconnaître que la majorité a légiféré un peu trop vite, sous la pression des syndicats de professionnels libéraux. Qu'un compromis doit être trouvé.

Je pense quant à moi, comme mon syndicat Alize, comme l'UNSA santé dont je suis membre également, comme presque tous les syndicats généralistes concernés par la fonction publique et la santé, comme le CODI bien sûr, que les ordres paramédicaux doivent disparaître, au vu de leur inutilité, de leur illégitimité, de leur arrogance, de leur âpreté au gain, et pire, des nuisances qu'ils génèrent pour nos métiers. Je vous prie d'excuser la longueur de ce courrier, mais il m'a paru utile d'informer en détail une élue de proximité. Si j'ai capté votre attention et que vous souhaitez en savoir encore plus, je me tiens bien sûr à votre disposition.

J'espère que vous saurez défendre les valeurs de solidarité auxquelles je crois comme vous sans doute, si l'occasion se présente de peser dans un débat prochainement.

Je vous prie de croire, Madame la Députée, en l'expression de mon entière considération.

Christophe DARRAS, masseur kiné à l'hôpital local de Nontron
_________________
Le désordre, c'est l'ordre, moins le pouvoir
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MessagePosté le: Mar 23 Fév 2010 - 00:34    Sujet du message: Publicité

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