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assemblée/sénat
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seringuelectrique
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MessagePosté le: Jeu 20 Mai 2010 - 13:26    Sujet du message: assemblée/sénat Répondre en citant

sur le site du Sénat
10 mars 2010

Projet de loi ratifiant l'ordonnance n° 2009-1585 du 17 décembre 2009 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles requises pour l'exercice des professions médicales, pharmaceutiques et paramédicales

Projet de loi ratifiant l'ordonnance n° 2009-1586 du 17 décembre 2009 relative aux conditions d'enregistrement des professions de santé

Proposition de loi tendant à supprimer le caractère automatique et obligatoire pour les infirmiers et les masseurs-kinésithérapeutes de l'inscription aux ordres professionnels les concernant
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MessagePosté le: Jeu 20 Mai 2010 - 13:26    Sujet du message: Publicité

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aglae
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MessagePosté le: Jeu 27 Mai 2010 - 07:06    Sujet du message: assemblée/sénat Répondre en citant

un échange qui, je crois,est passé inaperçu
(mais tout le texte "discussion générale"  en fin de page est très intéressant et instructif...même s'il est longuet)

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2009-2010/20100160.asp


 
Citation:

Première séance du mercredi 7 avril 2010
Présidence de M. Bernard Accoyer

Discussion générale



Mme Marisol Touraine.

.../...
Face à la liste des contraintes qui pèsent à l’hôpital public sur l’ensemble des professionnels, il paraît incompréhensible de remettre en cause la pénibilité du travail des infirmières, sans doute une des rares professions pour lesquelles un effort significatif avait été accompli et une démarche originale proposée. Les infirmiers ne comprennent pas les mesures et contraintes qui leur sont imposées, indépendamment de celles inhérentes à leur activité professionnelle quotidienne. Je ne peux pas ne pas évoquer l’obligation d’adhérer à l’ordre professionnel des infirmiers.

M. Michel Issindou. Encore un sujet qui fâche!

Mme Marisol Touraine. C’est la goutte d’eau supplémentaire dans un vase déjà extrêmement plein pour ces professionnels. Je ne vous connaissais d’ailleurs pas, madame la ministre, un tel enthousiasme et une telle admiration pour les ordres professionnels des médecins, des infirmiers, des kinésithérapeutes… Nous, socialistes, avons en tout cas dit notre opposition à ce type de système, car nous avons le sentiment qu’il ne correspond absolument pas à l’exercice moderne des professions de santé. Nous nous y sommes opposés lors de la création de cet ordre. Vos prédécesseurs avaient alors juré leurs grands dieux que la cotisation serait très limitée: de l’ordre de 5 à 10 euros! C’était évidemment méconnaître une réalité juridique extrêmement simple: lorsque l’on crée un ordre professionnel, celui-ci a ensuite toute latitude pour définir le montant de la cotisation.

Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé. Eh oui!

Mme Marisol Touraine. On ne peut créer un ordre professionnel et lui imposer son mode de fonctionnement, d’organisation, et le montant de sa cotisation.

Tous ceux qui affirment aujourd’hui que l’on va demander à l’ordre des infirmières de faire preuve de quelque retenue, sont, passez-moi l’expression, à côté du droit, à côté de la plaque juridique, puisqu’ils n’ont absolument pas les moyens d’imposer quoi que ce soit! Les récentes déclarations de la présidente de l’ordre des infirmiers, y compris après son audition par la commission des affaires sociales, montre qu’elle n’a pas la moindre intention d’écouter quelque recommandation que ce soit. Elle a décidé que la cotisation s’élèverait à 75 euros et 75 euros ce sera! La marge de manœuvre dont nous disposons est extrêmement limitée. Il me semble donc que l’affiliation obligatoire des infirmiers et infirmières du secteur public – je pourrais aussi citer les kinésithérapeutes, les podologues et toutes les professions paramédicales – à l’ordre qui leur est imparti pour exercer apparaît totalement injustifiée.

M. Pierre Morel-A-L'Huissier
, rapporteur . Tout cela est en dehors du texte!

Mme Marisol Touraine. Jusqu’à maintenant, les infirmières et infirmiers n’avaient pas d’ordre. Les décisions étaient prises au niveau de l’hôpital ou au niveau des services de l’État et, que je sache, elles n’étaient pas en totale contradiction avec des principes de déontologie partagés par la communauté. Il ne me semble pas que les cas d’infirmières incapables d’exercer, et qui l’auraient tout de même fait, se soient multipliés. On ne nous a pas non plus communiqué de listes impressionnantes de scandales auxquels il aurait fallu faire face. Ainsi, la création de l’ordre revendiquée par une minorité apparaît totalement incongrue.

M. Pierre Morel-A-L'Huissier
, rapporteur et M. Jean-Marc Roubaud. Totalement hors sujet!

Mme Marisol Touraine.
Si les infirmiers libéraux souhaitent absolument maintenir ce dispositif, ce qui ne nous paraît pas totalement convaincant, on peut en discuter, mais pour ce qui est des personnels exerçant dans des établissements de soins privés ou publics, la démarche apparaît totalement injustifiée. Il serait souhaitable, madame la ministre, pour éviter que la liste des contentieux s’allonge inutilement et excessivement, que vous reveniez en arrière sur ce point…

M. Jacques Valax
. C’est intéressant et instructif!

Mme Marisol Touraine
. …et que vous fassiez enfin un geste en direction des personnels infirmiers. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)


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MessagePosté le: Jeu 27 Mai 2010 - 07:25    Sujet du message: assemblée/sénat Répondre en citant

oui et le vase eh ben il va péter ....
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MessagePosté le: Jeu 27 Mai 2010 - 14:48    Sujet du message: assemblée/sénat Répondre en citant

merci Aglae, effectivement je ne pense pas avoir déjà lu ce compte-rendu
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MessagePosté le: Ven 4 Juin 2010 - 06:08    Sujet du message: assemblée/sénat Répondre en citant

RESILIENCE - syndicat infirmier contre le beurk communique (28/05/10):

www.syndico.exprimetoi.net

R E S I L I E N C E
le syndicat infirmier contre l'ordre
www.syndico.exprimetoi.net

à

Mesdames et messieurs les Parlementaires



Strasbourg, le 28 mai 2010.

Mesdames et messieurs
les Députés et Sénateurs,



notre tout nouveau syndicat professionnel infirmier est maintenant en état de fonctionner.

C'est pourquoi nous avons le plaisir de nous adresser aux parlementaires que vous êtes afin de faire le point sur le sujet qui nous préoccupe depuis maintenant plusieurs années: l'ordre infirmier.

Plusieurs initiatives d'origines parlementaires ont vu le jour ces derniers mois, la plus connue des infirmiers et infirmières et qui a récemment reçu une réponse médiatique très appuyée de la Ministre de la Santé étant celle du député Yves Bur.

A ce jour, et sauf erreur, nous comptabilisons la proposition UMP du député Bur et celle UMP aussi de sa collègue Zimmermann. Si nous ajoutons à cela la proposition du groupe de la Gauche Républicaine et celle du PS, cela fait quatre initiatives à l'Assemblée Nationale.
Nous n'oublierons pas, bien évidemment, la proposition du groupe Communiste du Sénat, ce qui porte à cinq le nombre de projets de loi visant à restreindre plus ou moins le champ d'application de l'ordre infirmier, qui depuis son avènement le 21 décembre 2006 soulève beaucoup plus de problèmes qu'il n'était censé en résoudre initialement.

La ministre ayant été très claire dans ses propos sur l'origine parlementaire de cette loi du 21 décembre 2006, c'est bien évidemment vers vous, parlementaires, que nous nous tournons maintenant. En effet, mesdames et messieurs les Sénateurs et les Députés, il est temps d'en finir avec cette mascarade ordinale qui, en plus de coûter cher et de vivre à crédits, divise profondément la profession infirmière déjà bien malmenée ces derniers temps.

Notre souhait maintenant et que vous puissiez, de quelques bords politiques que vous soyez, vous réunir pour voter la fin de l'ordre infirmier et de l'ordre kiné par la même occasion, nos collègues masseurs kinésithérapeutes, avant nous demain (?), étant actuellement pour certains d'entre eux convoqués au commissariat ou à la gendarmerie comme de vulgaires voyous pour y être entendus et répondre devant la loi du délit d'exercice illégal de la profession de kiné, après dix ou vingt années de bons et loyaux services auprès d'une la population qui n'en croit pas ses oreilles lorsque nous ne manquons de lui narrer cette triste histoire, on croit rêver ...


le syndicat infirmier contre l'ordre – RESILIENCE – www.syndico.exprimetoi.net
J'ajouterai à cet exemple honteux le désarroi de nos collègues sapeurs pompiers volontaires qui n'en peuvent plus de ne plus assurer leurs missions de sauvetages et de secours dans le département de Loire Atlantique, interdits d'exercices et de sorties par leur chef colonel au motif qu'ils refusent de s'affilier à l'ordre infirmier et qu'ils exercent donc illégalement. Volontaires bénévoles pratiquant par ailleurs cette même profession en hôpital ou en clinique voire en libéral.
Le grotesque de cette situation ne pourrait que faire sourire si la sécurité de la population n'était mise en péril par de tels dysfonctionnements insupportables pour les pompiers volontaires et incompréhensibles pour la population ainsi pénalisée.

De plus, que penser de ces salariés infirmiers – dont moi même - qui se sont vus menacer par leurs employeurs fin décembre 2009 de rupture du contrat de travail (y compris indéterminé) pour cause d'invalidité juridique au motif qu'ils n'étaient pas en règle avec les instances ordinales ?

Non, mesdames et messieurs les Représentants Nationaux, cette lamentable et misérable situation ubuesque ne saurait perdurer.

Oui, mesdames et messieurs les Élus, les ordres paramédicaux doivent être abrogés sans exclusive car les maintenir en partie n'aurait aucun sens et pourrait être contraire aux fondements constitutionnels auxquels nous sommes tous attachés.

Nous demandons ainsi à être entendus car nous avons aussi des propositions à formuler pour que chacun, dans cette abracadabrantesque posture, puisse en sortir dignement et par «le haut».

Mesdames et messieurs les Parlementaires, il est temps maintenant de siffler la fin du match, la partie étant définitivement perdue pour l'ordre infirmier. Il est évident que les plus de 90% de professionnels infirmiers qui refusent de cotiser et de s'affilier à l'ordre ne changeront pas d'avis demain. Il en est de même pour l'ordre des kinésithérapeutes, collègues kinés qui gagnent - via leur syndicat professionnel ALIZE - systématiquement depuis quelques mois toutes les affaires qu'ils soumettent aux tribunaux.
Nous n'hésiterons d'ailleurs pas à leur emboiter le pas puisque nous avons quelques recours en cours de rédaction qui seront déposés devant les tribunaux administratifs d'ici quelques semaines, tant les agissements douteux et menaçants de l'ordre infirmier méritent d'être condamnés comme il se doit par la justice au nom du peuple.

Ainsi nous opposons à la justice ordinale mafieuse, la justice régalienne républicaine et populaire.



Dans l'attente, mesdames et messieurs les Parlementaires, nous vous adressons nos meilleures salutations infirmières et nous restons bien sur à votre disposition .
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MessagePosté le: Ven 4 Juin 2010 - 21:12    Sujet du message: assemblée/sénat Répondre en citant

Okay Excellent courrier Seringue, comme d'hab.
Actusoins aussi fait le point:
http://www.actusoins.com/feed
La conclusion:
"Pour le moment, la proposition de loi de Yves Bur – tout comme celle du groupe SRC – a été renvoyée devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale sans qu’aucune date d’examen en commission n’ait encore été fixée."
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MessagePosté le: Lun 21 Juin 2010 - 16:50    Sujet du message: assemblée/sénat Répondre en citant

Citation:
Bonjour,

Pour votre information, je vous prie de bien vouloir trouver ci-dessous, l'extrait du compte-rendu des débat de la séance de questions orales de mardi au Sénat (version provisoire : http://www.senat.fr/seances/s201006/s20100615/s20100615002.html#par_192).
Le sénateur socialiste, Thiérry REPENTIN, ayant interrogé le ministre sur l'ordre infirmier.
Vous en souhaitant bonne réception.

P/O François MARC
Julie BINOIS
Assistante parlementaire



Citation:
Séance du 15 juin 2010 (compte rendu intégral des débats) : version provisoire

Refus des infirmiers salariés de l'assujettissement obligatoire au tableau de l'ordre infirmier

M. le président. La parole est à M. Thierry Repentin, auteur de la question n° 871, adressée à Mme la ministre de la santé et des sports.

M. Thierry Repentin. L'article 63 de la loi portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires prévoit l'inscription automatique des infirmiers salariés au tableau de l'Ordre infirmier et impose le paiement d'une cotisation.

Je rappelle que les syndicats FO, CGT et CFDT, très largement majoritaires aux élections professionnelles, se sont toujours prononcés contre l'obligation d'assujettissement à un ordre pour les infirmiers salariés, tant du secteur privé que du secteur public.

Comme eux, je considère que les conditions d'exercice des salariés et fonctionnaires sont d'ores et déjà encadrées par des règles professionnelles, d'une part, et par des conventions collectives, d'autre part. L'Ordre infirmier n'a donc pas à intervenir dans ces dispositifs. Les infirmiers salariés et fonctionnaires ne peuvent admettre les pressions disciplinaires et déontologiques supplémentaires que cet ordre entend exercer.

Les principes dont l'Ordre infirmier est le garant – équité, moralité, probité et compétence –, les devoirs professionnels ainsi que les règles édictées par le code de déontologie de la profession d'infirmier sont intrinsèquement liés à l'exercice de la profession pour un infirmier salarié. L'autorité hiérarchique s'assure en outre du respect de ces règles.

En s'abstenant massivement aux élections professionnelles de 2008, les intéressés ont signifié qu'ils ne considéraient pas l'Ordre infirmier comme représentatif.

Par ailleurs, ils notent avec intérêt que les infirmiers du ministère de la défense sont, eux, exonérés de toute inscription ou cotisation.

Enfin, le régime fiscal des salariés et fonctionnaires ne leur permet pas, le plus souvent, de déduire la cotisation ordinale de leurs revenus, contrairement aux membres de professions libérales.

Dans une période où le pouvoir d'achat subit des tensions, ce nouveau prélèvement est difficilement accepté, en raison tant de son fondement que de la dépense supplémentaire et inutile qu'il représente. Il pénalise plus lourdement encore les agents travaillant à temps partiel.

Devant l'incompréhension totale que suscite l'assujettissement obligatoire des infirmiers salariés au tableau de l'Ordre infirmier, le Gouvernement envisage-t-il de mettre fin à la mesure ou de restreindre substantiellement son champ, comme le suggèrent, à l'Assemblée nationale, les auteurs d'une proposition de loi allant dans ce sens ?

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d'État.

M. Alain Joyandet, secrétaire d'État chargé de la coopération et de la francophonie. Monsieur Repentin, je vous prie tout d'abord de bien vouloir excuser Mme Bachelot-Narquin, qui m'a chargé de vous répondre.

L'Ordre infirmier a été créé par la loi du 21 décembre 2006. Dès sa mise en place, le niveau de cotisation de 75 euros annuels, défini par l'Ordre lui-même, a posé problème. Avant même que ce taux ne soit arrêté, la ministre de la santé et des sports a conseillé à l'Ordre de fixer une cotisation d'un montant symbolique, de l'ordre d'une vingtaine d'euros par an. Elle a, depuis, continué de recommander à l'Ordre infirmier de réviser à la baisse cette cotisation de 75 euros.

Roselyne Bachelot-Narquin avait également introduit dans la loi du 21 juillet 2009, dite « Hôpital, patients, santé et territoires », une disposition permettant à l'Ordre infirmier de moduler le montant des cotisations. Malheureusement, l'Ordre n'a pas suivi ce conseil de bon sens.

Depuis, les difficultés se sont accumulées. La majorité des infirmiers refusent de payer la cotisation de 75 euros annuels, qui semble disproportionnée par rapport à leurs revenus.

Il faut rendre hommage aux efforts que les parlementaires ont consentis, de concert avec le Gouvernement, pour permettre à l'Ordre infirmier de trouver ses marques. Je citerai, par exemple, la mission de médiation lancée par Pierre Méhaignerie et conduite par Bérangère Poletti et Richard Mallié.

Malgré ces efforts, malgré les demandes insistantes de la profession, malgré les appels à la raison des organisations syndicales, l'Ordre infirmier n'a fait aucun geste pour modérer le montant de la cotisation due par les infirmiers salariés. Le montant de la cotisation est resté, comme en 2009, fixé à 75 euros, les jeunes diplômés et les infirmiers exerçant à titre bénévole bénéficiant, quant à eux, d'une réduction de moitié de ce montant.

Une très forte majorité des infirmiers n'ayant pas réglé leur cotisation en 2009, ils devraient être nombreux à recevoir un appel de cotisation de 150 euros à l'occasion de la campagne qui a débuté courant mai 2010. Même si l'Ordre infirmier est indépendant pour fixer le montant de la cotisation, une telle perspective n'est ni raisonnable ni acceptable.

Il ne faut pas que les infirmiers soient inquiétés dans leur exercice quotidien. Nous ne devons pas non plus accepter que les employeurs soient menacés de « complicité d'exercice illégal de la profession ». Nous ne pouvons imaginer que le système de santé s'interrompe au motif que des acteurs de premier plan, à savoir les infirmières et les infirmiers, n'auraient pas tous réglé leur cotisation.

C'est la raison pour laquelle la ministre de la santé et des sports s'est exprimée en faveur de la proposition de loi déposée par M. Bur, député du Bas-Rhin, tendant à limiter le champ de l'inscription obligatoire aux seuls infirmiers libéraux, pour lesquels l'Ordre est très utile.

D'ici au débat sur cette proposition de loi, il est possible et souhaitable que le conseil national de l'Ordre infirmier fasse un pas vers la raison, en proposant notamment une cotisation réduite pour les personnels salariés.

L'Ordre peut accéder à une telle demande en construisant son budget de façon pragmatique, à partir de ses recettes certaines et non des dépenses qu'il souhaite engager.

M. le président. La parole est à M. Thierry Repentin.

M. Thierry Repentin. Je vous remercie de ces précisions, monsieur le secrétaire d'État.

Il est étonnant qu'un ordre infirmier créé par la loi ne soit pas plus attentif aux demandes insistantes de son ministre de tutelle et des parlementaires.

Je déplore qu'il nous faille légiférer deux fois sur cette question, à quelques mois d'intervalle, pour corriger la situation.

Plus largement, peut-être doit-on s'interroger sur l'utilité d'un ordre des infirmiers.
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MessagePosté le: Lun 21 Juin 2010 - 17:17    Sujet du message: assemblée/sénat Répondre en citant




 


Citation:
Il est étonnant qu'un ordre infirmier créé par la loi ne soit pas plus attentif aux demandes insistantes de son ministre de tutelle et des parlementaires.

Je déplore qu'il nous faille légiférer deux fois sur cette question, à quelques mois d'intervalle, pour corriger la situation.

Plus largement, peut-être doit-on s'interroger sur l'utilité d'un ordre des infirmiers.


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MessagePosté le: Ven 5 Nov 2010 - 10:27    Sujet du message: assemblée/sénat Répondre en citant

M. Roland Courteau attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur l'obligation faite aux infirmiers, salariés ou fonctionnaires, de s'inscrire à un ordre professionnel.
par seringuelectrique Aujourd'hui à 10:25
Question écrite n° 15805 de M. Roland Courteau (Aude - SOC)
publiée dans le JO Sénat du 04/11/2010 - page 2872
M. Roland Courteau attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur l'obligation faite aux infirmiers, salariés ou fonctionnaires, de s'inscrire à un ordre professionnel.
Les déclarations du Gouvernement au printemps dernier qualifiaient de proposition de bon sens la remise en cause de l'affiliation à un ordre de la part des infirmières et infirmiers exerçant à titre salarié. Il lui fait remarquer que les conditions d'exercice de ces salariés sont effectivement encadrées par des règles professionnelles précises, des statuts ou conventions, d'où l'inutilité de voir l'ordre intervenir dans ces dispositifs et de demander à ces fonctionnaires de régler une cotisation pour légitimer leur droit d'exercice, sous peine de poursuite.

Il lui demande sous quels délais elle envisage de prendre toutes dispositions pour supprimer l'obligation d'inscription à l'ordre de ces personnels.







En attente de réponse du Ministère de la santé et des sports
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MessagePosté le: Ven 5 Nov 2010 - 11:58    Sujet du message: assemblée/sénat Répondre en citant

Bravo !
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MessagePosté le: Dim 5 Déc 2010 - 12:02    Sujet du message: assemblée/sénat Répondre en citant

lettre aux députés et sénateurs, membres des Commissions des Affaires Sociales au sujet de la retraite des infirmières ...‏ 09:03
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De : hugues dechilly
Envoyé : dimanche, 5. décembre 2010 09:03:44
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Mesdames et messieurs les Députés et les Sénateurs,
membres de la Commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale et du Sénat,


vous avez - il y a quelques semaines - entériné la décision gouvernementale de modifier le calcul des retraites infirmières.
Certains d'entre vous s'y sont fermement opposés, d'autres ont voté pour.

Le discours de la ministre de la Santé de l'époque, madame Bachelot Narquin, consistait en gros à mettre en valeur une revalorisation statutaire et donc financière de la profession infirmière hospitalière, dans un premier temps, de celles qui exercent dans le privé dans un second temps après la fin des négociations salariales des branches conventionnelles du secteur privé, prévue pour le premier trimestre 2011.

A gros renforts des médias, un effort exceptionnel du gouvernement en faveur des infirmières, la ministre Bachelot allait même jusqu'à déclamer que les augmentations en question iraient jusqu'à donner un treizième mois aux infirmières, environ 2000 euros par an.

Aujourd'hui, c'est - une fois de plus - la désillusion pour certains, la confirmation pour beaucoup d'entre nous que cet effet d'annonce, n'était qu'un effet d'annonce, de la poudre aux yeux.

Les simulations personnalisées ont été adressées aux agents de la FPH, simulation purement comptable qui compare le maintient en catégorie B et le passage en catégorie A.

A titre personnel, et je suis très loin d'être le seul dans cette situation, le passage en catégorie A me fait gagner (une misère) 14 euros de plus par mois. Nous sommes très loin des presque 2000 euros annoncés ici où là !

En contrepartie, je devrai travailler cinq années de plus, perdre un an de bonification/pénibilité tous les dix ans travaillés. Les conditions de travail qui se dégradent toujours plus chaque jour ne s'amélioreront pas du jour au lendemain du simple fait de passer en catégorie sédentaire alors que concrètement je serai toujours dans une situation professionnelle de service actif ...

Mesdames et messieurs les Parlementaires, il y a lieu en l'espèce de parler de tromperie. Une fois de plus, les soignants dont je suis ont été abusés. Trois sondages en cours sur des forums infirmiers d'importance font apparaître un rejet actuel allant de 40 à 70% de la mesure proposée par madame Bachelot. Les infirmières ne sont pas des idiotes et elles ont bien compris, qu'une fois de plus, elles font les frais de la politique tous azimuts de libéralisation de la Santé, du pouvoir actuel.

Une estimation parlementaire laissait apparaître que pour que cette disposition soit complètement financée (par les mêmes cotisations supplémentaires des mêmes infirmières) il faudrait une adhésion d'au moins 60 à 70 % de la profession, nous en sommes loin, c'est même l'inverse qui se produit. Nous attendrons donc sagement que l'ensemble des professionnels concernés aient renvoyé leur choix défintif et donc non modifiable aux administrations concernées, nous avons jusqu'au 30 mars 2011 pour le faire, afin de connaître le pourcentage exact de rejet de cette proposition.

De plus la méthode utilisée pour diffuser cette information, au moyen d'une circulaire ou encore d'un logiciel de calculs, laisse aux professionnels concernés des doutes sérieux sur les sujets non abordés directement par les textes, comme par exemple le maintien de certaines primes, la non prise en compte des années d'études rachetées à prix fort et devenues inutiles, etc ...

Une fois de plus, une décision de cette ampleur (comme à pu l'être en son temps l'application verticale et brutale des 35 heures à l'hôpital) a un effet désastreux et immédiat sur le fonctionnement de nos hôpitaux, fonctionnement déjà bien difficile : une fuite des professionnels vers la retraite ou encore vers d'autres projets ...

Ajoutez à cette mesure sur les retraites, les dispositions récentes visant à supprimer progressivement la possibilité de partir après quinze années travaillées et trois enfants (dans une profession féminine à 80%), les ennuis qui sont faits aux infirmières libérales qui refusent de s'affilier à l'ordre infirmier et qui, pour certaines, préfèrent quitter leur profession plutôt que de se soumettre, les mêmes ennuis qui sont pour l'instant très limités aux infirmiers des secteurs publics et privés en matière ordinale mais qui pourraient mettre le feu aux poudres si d'aventure la nouvelle équipe ministérielle (dont monsieur Bertrand a en son temps signé les décrets d'application/d'installation de l'ordre infirmier) venait à nous infliger cette honte ordinale dont vous connaissez maintenant les tenants et les aboutissants.

La pénurie infirmière, qui n'est pas limitée aux frontières françaises, nous fait travailler à flux tendus et ce depuis des années. Là où sont budgétés trois postes infirmiers, c'est trop souvent deux qui sont réellement en place, soit par manque de main d'oeuvre disponible, quelque fois aussi malheureusement pour des raisons financières. Dernièrement, les seules journées où tous les postes étaient pourvus - par miracle - ont été les jours de grève annoncée et donc les jours où la totalité des infirmiers et autres personnels nécessaires au bon fonctionnement normal de l'hôpital se trouvaient ... réquisitionnés !

Les conditions d'exercice, salariales, poussent nos collègues vers d'autres pays limitrophes, en Suisse notamment. C'est donc - une fois de plus - le chemin inverse que prennent les pouvoirs publics de notre pays pour réduire des déficits. La pénurie ne date pas d'hier, qui se souvient par exemple que sous le triste ministère de monsieur Juppé, son secrétaire d'Etat monsieur Douste Blazy avait fermé (entre 1992 et 1995) plusieurs dizaines d'instituts de formation infirmière, pour des motifs purement comptables, déjà à l'époque.

Pour toutes ces raisons, mesdames et messieurs les Parlementaires, élus de la volonté du peuple, je vous demande de faire en sorte que cette fuite en avant prenne rapidement fin et que nous puissions dans un premier temps souffler et dans un second temps envisager des mesures qui auraient au moins pour effet de limiter "la casse" organisée de notre profession.

Déjà des tous nouveaux diplômés infirmiers envisagent une réorientation professionnelle après seulement une à deux années de pratique. Comment dans ces conditions l'avenir de notre profession - vitale pour le bon fonctionnement de notre système de soins - pourra t-il être pérennisé ?


Recevez, mesdames et messieurs les Parlementaires, mes salutations infirmières fatiguées.
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MessagePosté le: Dim 5 Déc 2010 - 13:57    Sujet du message: assemblée/sénat Répondre en citant

le 5 décembre 2010




Mesdames et messieurs les Députés et les Sénateurs,
membres de la Commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale et du Sénat,


Les infirmières et infirmiers de la fonction publique hospitalière sont actuellement obligés de choisir dans quelle catégorie ils devront poursuivre leur carrière. Si l’obtention du grade licence est légitime et demandé depuis longtemps, les contreparties à cela sont inadmissibles (recul de l’âge du départ à la retraite, renoncement à la carégorie active avec ce qui s’y attache, compensations financières exagérément sur-évaluées par le gouvernement).

Si les plus de 45 ans (dont je fais partie), choisiront, pour la grande majorité la catégorie B, le problème est réel et anxiogène pour les autres. Pour ma part, je partirai sans regret à 58 ans avec une carrière complète. Le gouvernement annonce la valeur d’un 13ème mois pour ceux qui choisiront la catégorie A, ce qui est loin d’être le cas.

Alors donc, non contents d’avoir créé l’ordre infirmier dont vous connaissez les problèmes qu’il engendre et d’avoir réformé les retraites dont le financement n’est assuré que jusqu’en 2018, les décideurs de notre pays nous ont donc proposé un choix particulièrement douteux avec interdiction formelle de se tromper car, quel qu’il soit, il sera définitif fin mars.

La question plus générale que l’on peut se poser est : quels seront les soignants de demain ? Quand on connaît les conditions de travail actuelles, la nouvelle formation des infirmiers (à quand une première évaluation objective ?), la pénibilité, la nouvelle durée de carrière pour une retraite décente et bien sûr l’ordre infirmier toujours existant, on peut s’interroger sur la notion même des professionnels qui prendront la relève dans les prochaines années.

En vieillissant, le risque d’être confronté à la maladie et à l’hospitalisation va croissant : qui va me soigner et dans quelles conditions si mes moyens sont modestes ?

Vous êtes élus par le peuple et vous le représentez : vous avez les moyens d’anticiper et de décider ce qui sera bon pour celui-ci. Il est donc important que, de votre réflexion, des mesures soient apportées pour rectifier ce qui ne peut être que pénalisable pour notre profession et l’ensemble de nos concitoyens.

Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les parlementaires, les respectueuses salutations d’un infirmier contrarié mais encore (un peu) motivé.

J S


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MessagePosté le: Dim 5 Déc 2010 - 14:22    Sujet du message: assemblée/sénat Répondre en citant

  ........................LES Mickey !   
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MessagePosté le: Lun 6 Déc 2010 - 15:06    Sujet du message: assemblée/sénat Répondre en citant

Bravo !!!
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MessagePosté le: Mer 15 Déc 2010 - 03:32    Sujet du message: assemblée/sénat Répondre en citant

ça faisait un moment que je n'étais pas venue sur le site, je constate avec peine que l'ordre existe toujours et que les politiques sont toujours insensibles à notre cause... Bravo à tous ceux qui poursuivent la lutte!
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:39    Sujet du message: assemblée/sénat

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